Écosystèmes sous observation

Mont Gosford © Nathalie Poirier
La région de Mégantic, c’est un immense territoire de pure nature. La diversité des écosystèmes ouvre des horizons multiples permettant une expérience sur mesure selon les préférences de chacun.
Le marécage du lac des Joncs
La zone du marécage du lac des Joncs se démarque très nettement des autres par sa très grande importance écologique. On retrouve dans ce marécage une aire de concentration d’oiseaux aquatiques, un ravage de cerfs de Virginie ainsi que des frayères. Ce milieu est également propice aux grands hérons. C’est un site intéressant pour le canard colvert, le canard noir et pour la sarcelle à ailes bleues, ainsi que pour le rat musqué qui utilise abondamment le milieu. Des observateurs amateurs y ont identifié, depuis quelques années, un retour du pygargue à tête blanche, ainsi que la présence du balbuzard (aigle pêcheur) et du héron. Autre fait à signaler, on y retrouve cinq plantes susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables par le ministère de l'Environnement.
L’accès public au marécage est possible par la décharge de la rivière Arnold. On peut accéder au lac des Joncs en canot ou en bateau à partir du lac Mégantic. Par voie de terre, il n’existe aucun accès public direct au marécage.
Le marais se trouve pour la majorité sur le territoire de la municipalité de Piopolis. Des parties du marais se trouvent également dans les municipalités de Frontenac et de Saint-Augustin-de-Woburn.
La réserve Écologique Samuel-Brisson
La réserve écologique Samuel-Brisson constitue un territoire représentatif d’écosystèmes fragiles, où l’on retrouve des espèces floristiques rares ou vulnérables, susceptibles d’être désignées de la sorte. Elle constitue également un habitat protégé pour l’ail des bois. Étant donné qu’il s’agit d’un territoire désigné en tant que réserve écologique provinciale, toute activité est interdite à l’intérieur de ce territoire, à moins d’avoir obtenu au préalable l’autorisation du ministre de l’Environnement et de la Faune. La surveillance de la réserve est assurée par les agents de la faune du ministère.
La falaise de la montagne de Marbre
La falaise de la montagne de Marbre constitue un territoire représentatif d’écosystèmes fragiles, où l’on retrouve des espèces floristiques rares ou vulnérables, susceptibles d’être désignées de la sorte. Ce secteur présente un intérêt sur le plan de la conservation de par la présence de trois plantes subarctiques ou typiques de la Gaspésie : le sainfoin alpin (Hedysarum alpinum) la primevère laurentienne (Primula laurentiana) et l’arinca à aigrette brune (arnica lanceolata), dont deux d’entres elles sont susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables. Ce secteur est aussi reconnu pour posséder une flore très diversifiée (236 espèces répertoriées) un intérêt ornithologique (aigle), une géologie particulière et un site archéologique.
Située sur les terres du domaine public, une série de falaises et d’éboulis entre 600 et 850 mètres d’altitude se trouvent sur le versant sud, sur une distance de plus de d'un km. Le réseau des «sentiers frontaliers» rend visibles les falaises, mais ne les rend pas accessibles.
Des activités de type interprétation de la nature, recherche scientifique et l’éducation en milieu naturel y sont préconisées. La constitution d’une réserve écologique dans le secteur de la falaise de la montagne de Marbre est présentement à l’étude au ministère de l’Environnement.
Le sommet du mont Gosford
Le mont Gosford fait partie de la chaîne des Appalaches et constitue une prolongation des Montagnes Blanches situées aux États-Unis. Ses 1193 m d’altitude en font le plus haut sommet de la région. Le versant nord du sommet du mont Gosford fait l’objet d’un projet de réserve écologique depuis 1987.
Le sommet du mont Gosford est représentatif d’écosystèmes fragiles où l’on retrouve des espèces floristiques rares ou vulnérables, susceptibles d’être désignées de la sorte. La flore du secteur se compose de 207 plantes vasculaires, dont une est rare au Québec et 10 sont à distribution appalachienne. La mise en place de ce cadre d’aménagement vise principalement la protection de la sapinière à épinette rouge typique, qui occupe les hauts versants sur les pentes fortes (50%), et la protection de la sapinière à oxalide de montagne. Ce sont des groupements végétaux qui contiennent les éléments rares et uniques de ce massif.
Ce territoire du domaine public fait partie de la ZEC Louise-Gosford et du territoire Forêt habitée du Mont-Gosford. Les «sentiers frontaliers» donnent accès au sommet du Mont Gosford où une tour d’observation a été bâtie. Des activités de type interprétation de la nature et d’observation sont préconisées.